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    January 07

    L'espoir reconjugué

    Passé, présent, avenir, peut-on vraiment dresser des barrières hermétiques entre ces notions ? Pour moi, quand je pense à toi, tout se mélange. Il y a trois mois, tu faisais partie de mon avenir, mais je ne pouvais pas le savoir. Tu existais dans ton monde à toi, mais pas dans le mien, ou alors seulement sous le visage anonyme de la femme idéale que j'attendais.

    Puis, pendant trois mois, tu as fait partie de mon présent, intensément. En parallèle, je faisais partie du tien, mais différemment. Jamais je ne saurais vraiment de quelle manière. Et tu faisais également partie de mon avenir jusqu'à ce jour de décembre, où tous deux nous devions fatalement reprendre nos routes dissociées. Après, nul ne pouvait le dire.

    Pourtant, alors même que tu étais une part de mon présent, chaque jour tu entrais également dans mon passé, et peu à peu la part du passé grignotait du temps à celle du futur. Chaque jour passé renforçait l'aspect achevé des instants passés avec toi, en pensée ou en réalité.

    Et puis est venu ce jour, ce samedi gris. Là, dans le hall de Tegel, je sentais si fort la fin de ce moment présent et le poids insoutenable du passé. Tous ces moments de rêve avec toi m'assaillaient si puissamment que je crains de ne pas t'avoir dit adieu comme tu le méritais. Et en même temps que ce passé et ce présent me brûlaient, je ne pouvais voir l'avenir que comme un océan de douleur et de regrets. Car ce futur ne sera pour moi que l'occasion de regretter le passé et le présent que nous ne vivrons plus ensemble.

    Tout ce que je te dis là, je sais que tu ne le liras jamais. Si par hasard tu tombais sur cette page, tu ne parles pas ma langue. Bien sûr, je pourrais le traduire. Mieux, j'aurais pu te dire tout ça en face, tout ça et tout le reste. J'aurais pu te cracher, juste avant de partir, tous mes sentiments et mes espoirs déçus. J'aurais pu te dire que je t'aime. Je n'aurais pas menti. Mais à quoi bon ? A quoi bon se faire du mal, détruire cette amitié ? A cette nouvelle lumière, tous nos moments passés auraient été recolorés par toi avec cette lumière de la méfiance si propre aux filles. Tandis qu'au moins maintenant mon amour, s'il a perdu tout espoir de présent et de futur, garde au moins la pureté des espoirs déçus.

    Car je sais à présent que l'espoir ne peut se conjuguer qu'au présent. A peine l'instant de la déception vécu, il disparaît pour faire place, peut-être, à un autre espoir. Mais il est vain de vouloir placer sa foi en l'avenir. Conjuguer l'espoir au futur, c'est immanquablement s'exposer à d'amères désillusions. Désormais je me contenterai du présent.

    Et peut-être un jour le destin me laissera-t-il à nouveau revoir ma conjugaison. Peut-être.

    January 02

    L'Amour

    L'amour c'est pas un mythe
    C'est con mais ça existe
    Je le sais, j'ai vu des gens
    Qui s'aimaient réellement.
     
    Il paraît, on m'a dit
    Que quand on s'aime ainsi
    La vie a un autre goût
    Et les mots sont plus doux.
     
    Moi je veux bien savoir
    Je ne demande qu'à voir
    Puisque ces gens-là s'aiment
    Il faut y croire quand même.
     
    Mais l'amour c'est aussi
    Des larmes et de l'oubli
    Des cris et des détresses
    Après l'heure des tendresses.
     
    Pourtant à tout choisir
    Je veux bien en mourir
    Car donner sans retour
    C'est pas vraiment de l'amour…
    December 31

    Berlin VS Sierre

    Im Berlin leben bedeutet :

    Während 6 Monate nie die Sonne sehen, und auch keine Schnee.

    Immer auf beschädige Gehweg laufen, und immer riskieren, sich das Bein zu brechen.

    Im Laden, Supermarkt, Bar, Kneipe, Restaurant sich sehr oft schimpfen lassen, und immer Angst haben, etwas Falsches zu machen, und vor allem Angst haben, mit einer fünfziger-Note zu zahlen.

    Jeder 100 Meter eine Baustelle sehen, und riskieren, einen Stein oder einen Bauarbeiter auf dem Kopf zu bekommen.

    Zwischen eklige Pfützen laufen, und immer Urin reichen, besonders am Sonntag morgen.

    In der U-Bahn alle Sprachen hören, ausser Deutsch.

    Aber das bebeudet auch :

    Immer etwas interresantes zu Tun uch :zu haben.

    Sich wie in einer Kleinstadt fühlen, mit den kleinen Laden und Kneipen.

    Eine besondere Atmosphäre fühlen, die nirgendwo gleich ist.

    Richtige ehrliche und aufrichtige Leute kennezulernen, nach dem schwierigen ersten Schritt.

    Stundenlangs spazieren und immer etwas besonders zu entdecken.

    Im Zentrum der Welt zu leben, wo alles passiert, wo Leute von allen Kultur miteinander leben.

     

    Vivre à Sierre ça veut dire :

    Se promener le soir sans entendre le moindre bruit, sans rencontrer la moindre personne, et pourtant risquer de se faire agresser par le seul petit groupe qui reste dehors.

    Se demander les matins de mauvais temps ce qu'on va bien pouvoir faire de notre journée, et ne pas trouver de réponse.

    Tout savoir de notre voisin, avec lequel on n'a jamais parlé, sans avoir posé la moindre question à son sujet.

    Vouloir vivre ici sans avoir la moindre chance d'y trouver du travail, à moins d'être informaticien ou manuel.

    Connaître le visage de tous les gens de notre âge, et pourtant n'avoir aucun véritable ami, à part ceux qu'on a connu ailleurs, à Fribourg ou Lausanne.

    En été étouffer de chaleur, à tel point qu'il faut soit s'enfermer à la cave, soit fuir en montagne.

    Mais aussi:

    Etre dans les montagnes en 15 minutes, pour aller skier ou marcher.

    Voir le soleil 300 jours par année.

    Se balader au bord du lac de Géronde et avoir l'impression d'être au bord de la Méditerranée.

    Croiser tous les 50 mètres une personne connue et discuter de la pluie et du beau temps.

    Se rendre au match de hockey et avoir l'impression de vivre dans une vraie ville qui bouge.

    Pouvoir fêter la Sainte-Catherine avec 20000 personnes dans une tente qui peut en contenir 10000, et pourtant croiser chaque 5 mètres quelqu'un de connu.

    December 30

    Die neue Zeit

    Nun ist die Zeit zurück
    Der Schreien und der Herzeleid
    Vergessen hab'ich gar nichts
    Nur die Farbe des Sonnenscheins.
     
    Aber so riesig tönt die Glocke
    Von Nachts bis zum letzten Tag
    Dass ich deine Augen blicke
    Mit dem Spiegel der schlechten Zeit.
     
    Laut muss ich deinen Vorname
    In meiner Brust wieder schreien
    Nur bleibt die Stille am Ende
    Aber so muss es immer sein.

    Dialogue improbable sous les étoiles

    - Vois les étoiles et leur lueur
    Vois les étoiles comme elles pâlissent
    Reste le vent, j'ai tellement peur
    Que la lune vers nous se glisse.
    - N'aie donc plus peur
    L'aube reviendra
    Si la lune meure
    Le soleil se lèvera
    - Mais vois ces astres
    Qui partent au loin
    Vois le désastre
    De mon destin !
    - N'aie pas si peur
    Le temps viendra
    Où ta belle fleur
    Refleurira.
    - Dans la nuit noire
    Les fleurs s'endorment
    Je voudrais croire
    Qu'elles changent de forme.
    - Mais au matin
    De mille couleurs
    Le ciel se teint
    Pour les belles fleurs.
    - J'ai tellement peur
    Quand une étoile
    Rencontre une fleur
    Et se dévoile !
    - N'aie donc plus peur
    L'aube reviendra
    Il y a une heure
    Où tu sauras.
    - Mais cette nuit
    Les étoiles pleurent
    Tout semble si gris
    J'ai tellement peur !
    - Si ton étoile vers le lointain
    S'est envolée pour éclairer
    Le ciel du Nord, c'est pas si loin
    Prends donc toi-même le même chemin.
    - Mais tu sais bien
    Que sur ma route
    Tant de parfums
    Se perdent en route.

    - N'aie pas si peur
    Vois cette étoile
    Peut-être un coeur
    Qui si dévoile ?
    December 29

    Hamburg

    Hambourg, dans le froid et le vent.

    Comme une ombre indécise, elle marche à mes côtés. Fragile présence longtemps espérée, mais déjà la nuit approche. Je sais qu'elle nous séparera à nouveau.
    Dans la voiture, un ange qui dort.
    Sent-elle comme je veille sur son sommeil?
    Sent-elle comme mon regard caresse son doux visage?
    Sur l'autoroute, le silence  enveloppe nos destins entrecroisés. A deux heures de là, Berlin nous attend, qui viendra nous rendre à nos solitudes. En attendant, je contemple mon ange assoupi à mes côtés.

    Sent-elle mon coeur qui bat très fort?

    A quoi rêve-t-elle quand elle s'endort? Au soleil qui ne se lève plus dans son pays? Au froid du nord qu'elle retrouvera bientôt?
    Rêve-t-elle parfois à des mains qui se serrent, à des lèvres qui se joignent?
    Dans trois semaines nous reprendront nos routes solitaires. Nos regards alors ne se croiseront plus jusqu'à l'éternité. J'aurai toute la vie pour pleurer. En attendant je la regarde dormir.
    Un ange qui attend qu'on l'éveille.

    Berlin.
    Un dernier regard, puis la nuit l'engloutit.
     

     

    Hamburg durch kälte und Wind.

    Wie ein unendschlossener Schatten läuft sie an meiner Seite.
    Diese schwankende Anwesenheit, seit langem erhofft.
    Jedoch das dunkle der Nacht naht schon mit riesen Schritten.
    Ich weiß schon, dass sie uns trennen wird!

    Im Auto schläft ein Engel.

    Spürt sie, wie meine Blicke ihr anmutiges Gesicht vorsichtig streicheln?
    Die monotone Autobahn umhüllt die empfindliche Stille unserer beiden
    Schicksale.
    Nur noch zwei Stunden Weg, dann wartet die Stadt Berlin auf uns,
    wird sie uns wieder in unsere Einsamkeit bringen?
    Jetzt beobachte ich meinen süßen Engel
    der sanft neben mir schlummert.

    Fühlt sie wie wild mein Herz schlägt?
    Wovon mag sie träumen wenn sie einschläft?
    Von dem Licht der Sonne die in ihrem Land nicht mehr aufgehen mag?
    Von der Kälte des Nordens die sie bald wiederfinden wird?
    Träumt sie auch manchmal von zärtlichen Händen, die sich sanft berühren,
    von sehnsuchtsvollen Lippen, die sich spüren?
    Noch drei Wochen, dann wird jeder wieder seine einsamen Wege gehen.
    Unsere Blicke werden sich wieder langsam verlieren.

    Mein ganzes Leben wird ihr zur verfügung stehen, um für sie zu weinen.
    Jedoch jetzt beobachte ich ihren friedlichen Schlaf.
    Ein schlafender Engel der wartet das man ihn weckt.
    Berlin.
    Ein letzer Blick, und die Nacht verschlingt sie.
     
    (Übersetzung von Lucile Greco)

    Les Adieux

    Et voici venu
    Le temps des adieux
    Des larmes inutiles
    Tant de pas sur tant de chemins
    Les croisements n'ont qu'une vie
    Et la vie n'a qu'un train
    Et s'envolent les rires et les larmes
    Ne restent que les souvenirs
    Ce peut-il que nos jours
    Ne durent qu'un instant?
    Je laisse derrière moi
    Tant de lueurs discrètes
    Elles s'éveillent pourtant
    Lorsqu'au creux du soir
    Le sommeil me prend
    Mais ce n'était qu'un songe
    Une lumière d'hiver
    Reste le goût amer
    De l'éternel adieu.
    December 28

    Bienvenue

    Bonjour,
     
    Bienvenue sur mon nouveau site de poésie. J'y publierai régulièrement quelques oeuvres et billets d'humeur. Vous pourrez aussi voir ici toutes les nouvelles relatives à mes publications. Il est possible que les mises à jour soient effectuées de manière irrégulière... En attendant vous pouvez tous vous procurer mon premier recueil de poésie directement aux éditions Mille Poètes au lien figurant dans la rubrique Publications.
     
    Merci de votre présence
     
    Thierry
     

    Hallo,

    Willkommen auf meiner neuen Poesie-Webseite. Hier werde ich regelmässig einige Gedichte und Texte herausgeben. Ihr konntet auch alle Nachrichten übetr meine Werke hier lesen. Es ist jetzt schon möglich, mein erstes Gedichtbuch direkt beim Verlag Mille Poetes zu kaufen (links unter Beitrag Publication).

    Vielen Dank

    Thierry