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Thierry WaserPoésie et textes divers
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January 07 L'espoir reconjuguéPassé, présent, avenir, peut-on vraiment dresser des barrières hermétiques entre ces notions ? Pour moi, quand je pense à toi, tout se mélange. Il y a trois mois, tu faisais partie de mon avenir, mais je ne pouvais pas le savoir. Tu existais dans ton monde à toi, mais pas dans le mien, ou alors seulement sous le visage anonyme de la femme idéale que j'attendais. Puis, pendant trois mois, tu as fait partie de mon présent, intensément. En parallèle, je faisais partie du tien, mais différemment. Jamais je ne saurais vraiment de quelle manière. Et tu faisais également partie de mon avenir jusqu'à ce jour de décembre, où tous deux nous devions fatalement reprendre nos routes dissociées. Après, nul ne pouvait le dire. Pourtant, alors même que tu étais une part de mon présent, chaque jour tu entrais également dans mon passé, et peu à peu la part du passé grignotait du temps à celle du futur. Chaque jour passé renforçait l'aspect achevé des instants passés avec toi, en pensée ou en réalité. Et puis est venu ce jour, ce samedi gris. Là, dans le hall de Tegel, je sentais si fort la fin de ce moment présent et le poids insoutenable du passé. Tous ces moments de rêve avec toi m'assaillaient si puissamment que je crains de ne pas t'avoir dit adieu comme tu le méritais. Et en même temps que ce passé et ce présent me brûlaient, je ne pouvais voir l'avenir que comme un océan de douleur et de regrets. Car ce futur ne sera pour moi que l'occasion de regretter le passé et le présent que nous ne vivrons plus ensemble. Tout ce que je te dis là, je sais que tu ne le liras jamais. Si par hasard tu tombais sur cette page, tu ne parles pas ma langue. Bien sûr, je pourrais le traduire. Mieux, j'aurais pu te dire tout ça en face, tout ça et tout le reste. J'aurais pu te cracher, juste avant de partir, tous mes sentiments et mes espoirs déçus. J'aurais pu te dire que je t'aime. Je n'aurais pas menti. Mais à quoi bon ? A quoi bon se faire du mal, détruire cette amitié ? A cette nouvelle lumière, tous nos moments passés auraient été recolorés par toi avec cette lumière de la méfiance si propre aux filles. Tandis qu'au moins maintenant mon amour, s'il a perdu tout espoir de présent et de futur, garde au moins la pureté des espoirs déçus. Car je sais à présent que l'espoir ne peut se conjuguer qu'au présent. A peine l'instant de la déception vécu, il disparaît pour faire place, peut-être, à un autre espoir. Mais il est vain de vouloir placer sa foi en l'avenir. Conjuguer l'espoir au futur, c'est immanquablement s'exposer à d'amères désillusions. Désormais je me contenterai du présent. Et peut-être un jour le destin me laissera-t-il à nouveau revoir ma conjugaison. Peut-être. January 02 L'AmourL'amour c'est pas un mythe
C'est con mais ça existe
Je le sais, j'ai vu des gens
Qui s'aimaient réellement.
Il paraît, on m'a dit
Que quand on s'aime ainsi
La vie a un autre goût
Et les mots sont plus doux.
Moi je veux bien savoir
Je ne demande qu'à voir
Puisque ces gens-là s'aiment
Il faut y croire quand même.
Mais l'amour c'est aussi
Des larmes et de l'oubli
Des cris et des détresses
Après l'heure des tendresses.
Pourtant à tout choisir
Je veux bien en mourir
Car donner sans retour
C'est pas vraiment de l'amour… December 31 Berlin VS SierreIm Berlin leben bedeutet : Während 6 Monate nie die Sonne sehen, und auch keine Schnee. Immer auf beschädige Gehweg laufen, und immer riskieren, sich das Bein zu brechen. Im Laden, Supermarkt, Bar, Kneipe, Restaurant sich sehr oft schimpfen lassen, und immer Angst haben, etwas Falsches zu machen, und vor allem Angst haben, mit einer fünfziger-Note zu zahlen. Jeder 100 Meter eine Baustelle sehen, und riskieren, einen Stein oder einen Bauarbeiter auf dem Kopf zu bekommen. Zwischen eklige Pfützen laufen, und immer Urin reichen, besonders am Sonntag morgen. In der U-Bahn alle Sprachen hören, ausser Deutsch. Aber das bebeudet auch : Immer etwas interresantes zu Tun uch :zu haben. Sich wie in einer Kleinstadt fühlen, mit den kleinen Laden und Kneipen. Eine besondere Atmosphäre fühlen, die nirgendwo gleich ist. Richtige ehrliche und aufrichtige Leute kennezulernen, nach dem schwierigen ersten Schritt. Stundenlangs spazieren und immer etwas besonders zu entdecken. Im Zentrum der Welt zu leben, wo alles passiert, wo Leute von allen Kultur miteinander leben.
Vivre à Sierre ça veut dire : Se promener le soir sans entendre le moindre bruit, sans rencontrer la moindre personne, et pourtant risquer de se faire agresser par le seul petit groupe qui reste dehors. Se demander les matins de mauvais temps ce qu'on va bien pouvoir faire de notre journée, et ne pas trouver de réponse. Tout savoir de notre voisin, avec lequel on n'a jamais parlé, sans avoir posé la moindre question à son sujet. Vouloir vivre ici sans avoir la moindre chance d'y trouver du travail, à moins d'être informaticien ou manuel. Connaître le visage de tous les gens de notre âge, et pourtant n'avoir aucun véritable ami, à part ceux qu'on a connu ailleurs, à Fribourg ou Lausanne. En été étouffer de chaleur, à tel point qu'il faut soit s'enfermer à la cave, soit fuir en montagne. Mais aussi: Etre dans les montagnes en 15 minutes, pour aller skier ou marcher. Voir le soleil 300 jours par année. Se balader au bord du lac de Géronde et avoir l'impression d'être au bord de la Méditerranée. Croiser tous les 50 mètres une personne connue et discuter de la pluie et du beau temps. Se rendre au match de hockey et avoir l'impression de vivre dans une vraie ville qui bouge. Pouvoir fêter la Sainte-Catherine avec 20000 personnes dans une tente qui peut en contenir 10000, et pourtant croiser chaque 5 mètres quelqu'un de connu. December 30 Die neue ZeitNun ist die Zeit zurück
Der Schreien und der Herzeleid
Vergessen hab'ich gar nichts
Nur die Farbe des Sonnenscheins.
Aber so riesig tönt die Glocke
Von Nachts bis zum letzten Tag
Dass ich deine Augen blicke
Mit dem Spiegel der schlechten Zeit.
Laut muss ich deinen Vorname
In meiner Brust wieder schreien
Nur bleibt die Stille am Ende
Aber so muss es immer sein. Dialogue improbable sous les étoiles- Vois les étoiles et leur lueur
Vois les étoiles comme elles pâlissent
Reste le vent, j'ai tellement peur Que la lune vers nous se glisse. - N'aie donc plus peur
L'aube reviendra
Si la lune meure Le soleil se lèvera - Mais vois ces astres
Qui partent au loin
Vois le désastre De mon destin ! - N'aie pas si peur
Le temps viendra
Où ta belle fleur Refleurira. - Dans la nuit noire
Les fleurs s'endorment
Je voudrais croire Qu'elles changent de forme. - Mais au matin
De mille couleurs
Le ciel se teint Pour les belles fleurs. - J'ai tellement peur
Quand une étoile
Rencontre une fleur Et se dévoile ! - N'aie donc plus peur
L'aube reviendra
Il y a une heure Où tu sauras. - Mais cette nuit
Les étoiles pleurent
Tout semble si gris J'ai tellement peur ! - Si ton étoile vers le lointain
S'est envolée pour éclairer
Le ciel du Nord, c'est pas si loin Prends donc toi-même le même chemin. - Mais tu sais bien
Que sur ma route
Tant de parfums Se perdent en route. - N'aie pas si peur Vois cette étoile Peut-être un coeur Qui si dévoile ?
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